Les effets des émissions produites par la marche au ralenti

Les véhicules en marche rejettent de nombreux gaz dans l'atmosphère par leurs tuyaux d’échappement, dont le dioxyde de carbone (CO2) – ce gaz est le gaz à effet de serre qui contribue le plus aux changements climatiques.

Le CO2 est un gaz incolore, inodore qui est un élément normal de l’atmosphère de la Terre. Toutefois, lorsque la quantité de CO2 augmente dans l’atmosphère, plus de chaleur y est emprisonné. Cet « effet de serre » fait augmenter la température à la surface de la Terre, ce qui en retour modifie les climats mondiaux.

Le CO2 est aussi un sous-produit inévitable de la combustion d’essence. Chaque litre d’essence consommé produit environ 2,3 kg de CO2. Ainsi, chaque fois que vous démarrez le moteur, vous contribuez aux changements climatiques.

Les véhicules produisent d'autres émissions, notamment les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO) et les oxydes d'azote comptent parmi les principaux contaminants atmosphériques (PCA) qui contribuent à la pollution atmosphérique et à la formation du smog.

Les paragraphes suivants décrivent les effets des émissions GES et PCA de votre véhicule.

Émissions de gaz à effet de serre

Pour chaque litre d'essence qu'il consomme, un véhicule produit environ 2,3 kilogrammesNote de bas de page 2 de CO2, le principal GES lié aux changements climatiques. Il n'existe aucune technologie permettant d'éliminer les émissions de CO2 rejetées par les moteurs à combustion interne, un sous-produit inévitable de la combustion de combustibles fossiles. Une façon de réduire les émissions de CO2 des véhicules utilitaires légers consiste à décider d'éliminer la marche au ralenti inutile. Il s'agit d'un geste que vous pouvez poser en tant que conducteur.

  
En fait, si les automobilistes canadiens évitaient la marche au ralenti pendant à peine trois minutes chaque jour de l'année, les émissions de CO2 pourraient être réduites de 1,4 millions de tonnes par année. Ceci équivaudrait à économiser 630 millions de litres de carburant et à retirer 320 000 voitures de la circulation pendant toute l'année. L'élimination de la marche au ralenti inutile est une mesure facile que les Canadiens peuvent prendre pour réduire les émissions de GES qui contribuent aux changements climatiques.

Émissions touchant la qualité de l'air

D'autres émissions de véhicules, notamment les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO) et les oxydes d'azote comptent parmi les principaux contaminants atmosphériques (PCA) qui contribuent à la pollution atmosphérique et à la formation du smog.

Des technologies perfectionnées de réduction des émissions (p. ex. des convertisseurs catalytiques, la recirculation des gaz d'échappement, les détecteurs de surveillance du moteur, les contrôles informatiques et les systèmes de rétroaction) ont réduit de façon spectaculaire les PCA émanant des tuyaux d'échappement des véhicules plus récents. En fait, les véhicules d'aujourd'hui produisent 99 % de moins de PCA que les véhicules construits dans les années 1970, grâce aux progrès des technologies des moteurs, des dispositifs de lutte contre les émissions et des normes améliorées sur la qualité des carburants. Par contre, les réductions des émissions des véhicules plus récents ont été annulées en partie par l'augmentation du nombre de véhicules sur la route et par les plus grandes distances parcourues.

Dans le contexte de la marche au ralenti, si la réduction de la marche au ralenti inutile peut permettre d'économiser d'importantes quantités de carburant et de réduire les émissions de GES, l'incidence des émissions de PCA dépend d'une variété de facteurs liés au redémarrage du moteur. Une étudeNote de bas de page 3 réalisée en 2003 a conclu que « le choix entre la marche au ralenti ou l'arrêt du moteur exerce peu d'effet (sur les PCA) lorsque le véhicule est immobile pour une durée de 10 secondes à 10 minutes ». Cela signifie qu'en termes d'émission de PCA, il n'y a pas de différence marquée entre l'Arrêt et le redémarrage du véhicule par comparaison à la marche au ralenti, puisque les deux options produisent des émissions de PCA.

Quels sont les avantages?

L'étude de 2003 appuie la position de RNCan selon laquelle « la marche au ralenti de plus de 10 secondes consomme davantage de carburant et produit plus d'émissions de CO2 que de redémarrer le moteur. » Ceci confirme clairement qu'il y a des avantages directs – sous forme d'économies de carburant et de réduction des émissions de GES ? que l'on obtient en coupant le moteur au lieu de le laisser tourner au ralenti. Par conséquent, lorsque l'on prend en compte tous les facteurs, l'étude indique qu'il vaut mieux couper le moteur que de le laisser tourner inutilement au ralenti.

Qu'en est-il des véhicules diesel?

Les véhicules à moteur diesel sont fondamentalement plus éconergétiques que les véhicules à essence équivalents en raison de la valeur énergétique plus élevée (dioxyde de carbone) du diesel et de l'efficacité du procédé de combustion. Un véhicule diesel aura tendance à couvrir une plus longue distance avec un litre que son équivalent d'essence, mais produira plus d'émissions de CO2 (2,7 kg CO2/LNote de bas de page 4, soit 15 pour cent de plus que l'essence).

Lorsqu'il est question d'émissions touchant la qualité de l'air comme les PCA, il est également important de tenir compte de l'impact des véhicules roulant au diesel. En règle générale, les diesels émettent des niveaux plus élevés de particules et de NOX que leurs équivalents à l'essence. Ceci s'ajoute à la réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2 que l'on obtient en éteignant le moteur. Au Canada, moins de 5 % des véhicules utilitaires légers fonctionnent au diesel. Par ailleurs, les véhicules utilitaires diesel lourds, notamment les autobus scolaires, les camions de livraison et les autobus de transport urbain, ont généralement des moteurs diesel plus gros et des dispositifs de lutte contre les émissions plus restreints que les véhicules utilitaires légers. Ces véhicules peuvent marcher au ralenti pendant de plus longues périodes dans les collectivités et font l'objet de préoccupations particulières en matière de PCA et d'impacts sur la qualité de l'air ambiant. Vous pouvez trouver plus d'information sur les véhicules utilitaires lourds sur le site Web Véhicules commerciaux.

Alors, quand devez-vous couper le moteur?

La marche au ralenti de plus de 10 secondes consomme davantage de carburant et produit plus de CO2 que le redémarrage. Cependant, une ligne de conduite plus pratique, qui concilie des facteurs tels que les économies de carburant, l'ensemble des émissions et l'usure éventuelle du démarreur et de la batterie, consiste à adopter un intervalle recommandé de 60 secondes. Vous économiserez de l'argent sur le carburant qui devrait amplement compenser toute augmentation éventuelle des frais d'entretien découlant de l'usure du démarreur ou de la batterie.

Si vous devez vous arrêter pendant plus de 60 secondes, sauf dans la circulation, coupez le moteur. La marche au ralenti inutile gaspille de l'argent, du carburant et produit des gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques.

Initiatives en matière de marche au ralenti dans le monde entier

Les pays du monde entier sont préoccupés par l'impact environnemental des transports sur l'environnement et la santé humaine. Les messages visant à réduire la marche au ralenti inutile sont donc un élément clé de nombreux programmes nationaux en matière de changements climatiques.

En Europe, les lignes directrices recommandées pour couper le moteur sont de 10 secondes en Italie et en France, 20 secondes en Autriche, 40 secondes en Allemagne et 60 secondes aux Pays-Bas. Aux États-Unis, les programmes Smartway (en anglais seulement) et Drive Wise recommandent tous deux de couper le moteur si vous êtes arrêté pendant plus de 30 secondes.

Éviter la marche au ralenti est une approche universelle pour réduire l'impact environnemental des véhicules. Après tout, tourner au ralenti, c'est tourner en rond!