La marche au ralenti gaspille du carburant et de l'argent

Plusieurs facteurs peuvent influer sur la consommation de carburant de votre véhicule : votre façon de conduire, l'accélération du véhicule, le freinage et la vitesse à laquelle vous roulez, l'âge et l'état de fonctionnement du véhicule, la température extérieure, les conditions climatiques, la circulation, l'état de la route ainsi que le type de transmission et d'accessoires qui consomment de l'énergie (p. ex., le climatiseur) installés dans votre véhicule.

Des millions de Canadiens qui conduisent des véhicules chaque jour peuvent prendre des mesures pour économiser du carburant et de l'argent et réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) qui contribuent aux changements climatiques. Les solutions comprennent la planification soignée des déplacements en combinant les courses, en respectant les limites de vitesse, en évitant les démarrages et les arrêts brusques, en maintenant la pression recommandée dans les pneus ou même en marchant et en prenant l'autobus au lieu de prendre l'auto. Mais l'une des mesures que les automobilistes peuvent prendre est d'éviter la marche au ralenti inutile.

En fait, un des arguments les plus puissants en faveur de la réduction de la marche au ralenti est d'ordre économique. Un véhicule moyen équipé d'un moteur de trois litres gaspille 300 millilitres (plus d'une tasse) de carburant par 10 minutes de marche au ralenti, et un demi-litre (plus de deux tasses) s'il a un moteur de 5 litres. La marche au ralenti inutile gaspille le carburant – et le carburant gaspillé est de l'argent gaspillé.

De nombreux exploitants de parcs de véhicules canadiens ont mis en œuvre des politiques sur la marche au ralenti afin de réduire leurs coûts de carburant et d'améliorer leur compétitivité. Compte tenu du prix élevé du carburant aujourd'hui, les Canadiens seraient bien avisés d'adopter une politique personnelle sur la marche au ralenti.

Si les conducteurs de véhicules légers évitaient la marche au ralenti pendant à peine trois minutes par jour, les Canadiens économiseraient collectivement 630 millions de litres de carburant et 630 millions de dollars annuellement en coûts de carburant (au coût de 1,00 $ le litre).

Le fait de laisser le moteur tourner à l'arrêt pendant plus de 10 secondes consomme plus d'essence et produit plus de dioxyde de carbone (CO2) qu'un redémarrage. Mais le fait de couper le moteur pour éviter la marche au ralenti n'aboutira-t-il pas à une augmentation des frais d'entretien et à une usure supplémentaire du démarreur et de la batterie? En fait, le seuil de rentabilité pour compenser toute augmentation des frais d'entretien est inférieur à 60 secondes. Vous économiserez de l'argent sur le carburant, ce qui devrait amplement compenser toute augmentation éventuelle des frais d'entretien. En outre, votre véhicule ne produira pas d'émissions nuisibles de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre contribuant aux changements climatiques.

Après avoir considéré tous les facteurs, si vous devez vous arrêtez pendant plus de 60 secondes, sauf dans la circulation, coupez le moteur. La marche au ralenti inutile gaspille de l'argent et du carburant et produit des gaz à effet de serre (GES) qui contribuent aux changements climatiques.

 

Si vous êtes un conducteur canadien typique, vous devriez avoir amplement l'occasion de mettre ceci en pratique. La recherche indique que de nombreux automobilistes canadiens laissent tourner le moteur au ralenti en moyenne de six à huit minutes par jour. Les résultats tirés de l'Enquête de 1998 sur les attitudes, le degré de sensibilisation et le comportement des conducteurs donnent à penser qu'au plus fort de l'hiver, les Canadiens laissent volontairement tourner le moteur au ralenti pour un total combiné de plus de 75 millions de minutes par jour, soit une utilisation de plus de 2,2 million litres de carburant et une production de plus de 5 millions de kilogrammes de gaz à effet de serre (GES). Cela correspond au total de carburant nécessaire pour conduire plus de 1 100 véhicules pendant un an ou pour faire tourner un véhicule au ralenti pendant 144 ans. Nous laissons tourner le moteur au ralenti environ 40 % de moins en été, mais cela représente toujours pour les automobilistes canadiens une perte considérable de carburant et d'argent.

Il y a un autre problème dont il faut tenir compte. La plus grande partie de l'essence est tirée du pétrole brut, une ressource non renouvelable. Nous ne risquons pas d'en manquer dans un avenir immédiat, mais les réserves de pétrole brut du Canada et du monde s'épuisent et la demande en carburant devrait augmenter et engendrer une hausse de prix. Pourquoi gaspiller cette précieuse ressource?

En résumé, le carburant est dispendieux, sa consommation a des impacts environnementaux considérables et les réserves de carburant ne sont pas inépuisables. Voilà trois bonnes raisons de ne pas gaspiller du carburant en laissant tourner inutilement le moteur au ralenti.