HUBEE Volume 4 No 9 (Septembre)

Volume 4, numéro 9

Shoot to score! New 1-100 ENERGY STAR score for ice/curling rinks here!

Lancez et comptez! La nouvelle cote de rendement ENERGY STAR de 1 à 100 pour les patinoires et les pistes de curling maintenant disponible!

Notre septième type de bâtiments admissible à recevoir une cote de rendement ENERGY STAR de 1 à 100 est finalement arrivé! En effectuant une évaluation au moyen d’ENERGY STAR Portfolio Manager, vous pourrez plus facilement établir des priorités pour votre patinoire ou votre piste de curling. En mesurant comment votre installation se compare à d’autres installations similaires à travers le Canada, vous pourrez déterminer quelles installations présentent un mauvais rendement, identifier des possibilités et entreprendre une saine analyse de rentabilisation dans le but d’effectuer des investissements ciblés qui réduiront les coûts énergétiques.

Pour en apprendre davantage sur l’analyse comparative et l’efficacité énergétique pour les patinoires et pistes de curling, consultez notre document Guide technique pour les patinoires et pistes de curling [PDF – 837 Ko].

L’analyse comparative énergétique et le projet pilote d’optimisation de l’installation de production de glace de la ville de Mississauga

Les centres communautaires et les arénas de la ville de Mississauga consomment annuellement 24 % de l’électricité de la municipalité, ce qui fait de ces établissements d’excellents candidats pour des initiatives visant l’efficacité énergétique.

Grâce au succès du projet pilote de réduction de la consommation d’énergie, la ville a réalisé des économies annuelles de plus de 39 000 $ (soit plus du double des estimations initiales), et ce, sans compromettre la qualité de la glace.

La ville prévoit prolonger ses initiatives de réduction de la consommation d’énergie, notamment l’analyse comparative à l’aide d’ENERGY STAR Portfolio Manager.

Les centres communautaires, les arénas et les piscines s’avèrent les installations les plus énergivores (en anglais seulement) parmi les immeubles municipaux. Les centres communautaires et les arénas de la ville de Mississauga consomment annuellement 24 % de l’électricité de la municipalité, ce qui fait de ces établissements municipaux d’excellents candidats pour des initiatives visant l’efficacité énergétique. Cette municipalité s’est engagée à être durable et donne l’exemple en cherchant sans cesse des occasions d’économiser l’énergie et de réduire ses répercussions sur l’environnement.

En novembre 2016, l’équipe de gestion de l’énergie de Mississauga a mené un projet pilote à l’aréna Iceland afin d’établir comment l’optimisation de l’équipement de réfrigération pouvait réduire la consommation et les coûts. En parcourant les documents gouvernementaux et de l’industrie à la recherche de lignes directrices indiquant la meilleure façon de procéder pour le projet pilote et pour élaborer des pratiques exemplaires, l’équipe a estimé qu’elle pourrait réduire la consommation d’électricité de 5 à 10 % en optimisant l’équipement et les horaires. Au tout début, les surveillants des patinoires étaient réticents à l’idée d’apporter des changements parce que si les choses tournaient mal et que l’on compromettait la qualité de la glace, le personnel de la patinoire serait le premier à en porter le blâme.

Le projet pilote a été un franc succès. Entre novembre 2016 et juillet 2017, la consommation d’électricité pour la production de glace de l’aréna Iceland a chuté de 22 % les semaines d’hiver, soit plus du double de ce qu’on attendait. Cela équivaut à des économies de plus de 39 000 $, et ce, sans compromettre la qualité de la glace. L’équipe a profité du succès du projet pilote pour mettre un projet semblable sur pied au Hershey Centre de la municipalité, où l’optimisation de l’installation frigorifique a permis, en période de pointe, une réduction de quelque 100 kW et une baisse d’environ 10 % de la durée d’exécution du compresseur.

Une fois les résultats du projet pilote recueillis, l’équipe a demandé au champion du projet, Michael Blazenko, superviseur des opérations de l’aréna Iceland, d’en faire la présentation aux autres superviseurs d’arénas de la municipalité. Sa présentation a fait une meilleure impression, puisque l’information venait d’un de leurs pairs. En fait, une fois les résultats partagés, tout le monde voulait la même chose pour sa patinoire.

La surveillance, le suivi et l’analyse comparative ont aidé la ville de Mississauga à déterminer les occasions d’économies à peu ou pas de frais. La ville prévoit utiliser l’outil d’analyse comparative énergétique de RNCan, l’ENERGY STAR Portfolio Manager, pour atteindre ses objectifs de réduction de la consommation énergétique.

Quelques efforts importants de réduction de la consommation énergétique de la ville de Mississauga :

La ville de Mississauga a été gagnante ex æquo du Toronto Regional Conservation Authority’s (en anglais seulement) Town Hall Challenge et a reçu le prix Living City Energy Efficiency Award en 2015.

Elle a été reconnue comme l’une des participantes avec le meilleur rendement dans le cadre du programme Save on Energy (en anglais seulement).

La ville vise une réduction de l’intensité énergétique de 5 % d’ici 2019. De plus, elle a déjà entrepris des démarches importantes pour amorcer un virage plus durable et faire de Mississauga une ville sans empreinte carbone.

L'étude de cas complète sera affichée sur notre page Cercle canadien des champions sous peu! Restez à l'écoute.

Le programme de SaskPower pour les patinoires municipales

Plusieurs services publics offrent des programmes de vérification et des mesures incitatives pour réduire la consommation d’énergie, mais le Programme pour les patinoires municipales (PPM) (en anglais seulement) de SaskPower est l’un des quelques programmes des services publics au Canada qui portent sur l’efficacité énergétique pour les arénas de hockey et les pistes de curling en particulier.

Saskatchewan compte parmi les provinces avec le plus grand nombre, sinon le plus grand, de patinoires et de pistes de curling par habitant. Puisque les centres communautaires à travers la province doivent faire face à des coûts énergétiques toujours plus élevés, SaskPower a décelé un besoin au sein du marché.

Le PPM offre des incitatifs financiers pour du matériel et des installations écoénergétiques, des incitatifs sur mesure, des vérifications pour évaluer le matériel et les pratiques d’exploitation et de l’information sur d’autres occasions d’économiser de l’énergie, dont le document Operating Efficient Rinks, un guide des pratiques exemplaires à l’intention des exploitants d’arénas (en anglais seulement).

Le Prince Albert Golf and Curling Club, avant les rénovations.

Selon Marty Lelliot, qui agit comme consultant auprès de SaskPower, « Les communautés viennent nous consulter parce que leurs budgets sont restreints et elles se demandent si nous pouvons leur offrir de l’aide, donc en termes de relations avec les clients, le PPM est assez unique », a-t-il déclaré. À ce jour, environ 100 vérifications ont été effectuées selon le PPM et les communautés ont accès aux incitatifs offerts dans le cadre du PPM, de même qu’à d’autres incitatifs de SaskPower, comme le Programme de mesures incitatives concernant l’éclairage commercial (en anglais seulement).

Le Prince Albert Golf and Curling Club

L’éclairage faisait déjà partie des éléments à aborder au Prince Albert Golf and Curling Club (en anglais seulement). « Curling Canada nous a dit que nous avions la piste de curling la plus sombre au Canada! », s’est exclamé John Toner, le directeur du club. Lorsqu’ils ont vu la promotion sur le PPM, ils ont donc sauté sur l’occasion.

Deux experts-conseils en énergie de SaskPower ont effectué une inspection du club. « Ils nous ont donné des recommandations et aussi dit comment nous nous comparions à d’autres installations en Saskatchewan. En fait, nous nous en sommes bien tirés », a expliqué John Toner.

Le Prince Albert Golf and Curling Club, après les rénovations.

La principale recommandation des vérificateurs portait sur la rénovation de l’éclairage, un projet relativement peu coûteux qui se rentabilise assez rapidement. La rénovation a été financée par une combinaison de rabais offerts par le Programme de mesures incitatives concernant l’éclairage commercial, le Programme de subventions de Curling Canada, le fond d’amélioration des immobilisations du club, des activités de financement ainsi que par des dons en nature de travailleurs bénévoles pour retirer les anciens appareils d’éclairage et installer les nouveaux.

« On a remplacé 360 appareils T8 et huit lampes aux halogénures par des appareils d’éclairage à DEL au plafond », a expliqué M. Toner, en ajoutant que l’intensité lumineuse sur la piste de curling est passée de 16 à 36 pieds-bougies. « Ça a fait un énorme changement pour les utilisateurs. Lorsque nous les avons allumés, tout le monde a noté la différence! »

Des coûts annuels d’entretien de 4 000 $ pour le remplacement des tubes et des ballasts ont été éliminés. « Quelques mois après les travaux pour l’éclairage, j’ai comparé les factures et j’ai constaté que nous économisions à ce moment-là 600 $ par mois sur nos coûts d’électricité de 5 000 $ », a-t-il déclaré. Selon ses plus récents calculs, qui n’ont pas encore été normalisés pour tenir compte des conditions météorologiques, ils ont réduit leur consommation électrique et leur demande de 2 à 12 % durant la saison de curling, sur des coûts mensuels de 7 000 $.

L’aréna de Torquay

L’aréna de Torquay a aussi subi une vérification selon le PPM. Ici aussi, l’éclairage a été décelé comme étant la plus grande occasion d’économiser de l’énergie. Les lampes aux halogénures métalliques, qui pouvaient prendre quinze minutes ou plus pour atteindre leur luminosité maximale, ont été remplacées par des appareils à DEL.

Davin Emmel, copropriétaire de la société Dart Services qui a installé le nouvel éclairage, a souligné que les coûts d’éclairage représentent une partie importante du budget des petites patinoires. « La patinoire locale a toujours du mal à garder ses portes ouvertes, alors nous voulions examiner ce programme de plus près. »

Les usagers profitent d’un éclairage de meilleure qualité et il n’y a plus d’attente pendant que les luminaires atteignent leur pleine luminosité. « Contrairement aux grandes villes, ici, les lumières sont éteintes et allumées plusieurs fois par jour », a expliqué M. Emmel. « Les nouvelles lumières à DEL s’allument immédiatement. »

ENERGY STAR Portfolio Manager pour les patinoires et pistes de curling

Les propriétaires et les exploitants de patinoires et de pistes de curling peuvent maintenant emboîter le pas et faire leurs propres analyses comparatives pour mesurer leur utilisation énergétique et déterminer les améliorations possibles. Cet automne, les patinoires et pistes de curling représentent notre septième catégorie de bâtiments admissibles à recevoir une cote de rendement ENERGY STAR. En raison de la forte demande énergétique nécessaire pour la création et le maintien des surfaces glacées, la gestion de l’énergie revêt une importance particulière pour ces installations. La nouvelle cote donnera aux exploitants de patinoires et de pistes de curling un outil important pour les aider à comprendre leur rendement énergétique, ce qui constitue la première étape pour l’améliorer. Pour plus d’information à cet égard, visitez : Quoi de neuf au sujet d’ENERGY STAR Portfolio Manager?

Les gens sont importants : Comment le marketing social peut-il augmenter les gains en efficacité énergétique

Si vous participez aux initiatives en lien avec l’efficacité énergétique à n’importe quel titre, il a des chances que vous ayez entendu la déclaration suivante ou une variante de celle-ci : « Vous pouvez mettre tout l’argent et l’équipement que vous voulez pour essayer de régler le problème, mais si votre personnel ne soutient pas vos efforts, vous n’en verrez pas les économies. »

La ville de Burlington en Ontario a utilisé le concept du MSC pour encourager le personnel des opérations à réduire l’énergie consommée dans les patinoires de la ville.

À travers des observations et des sondages informels, les membres du personnel chargé de la gestion de l’énergie ont appris que les exploitants craignaient que ces changements dans les procédures leur apportent plus de travail ou que les plaintes au sujet des conditions des patinoires augmenteraient. Ils ont aussi noté que ceux-ci ne comprenaient pas précisément les répercussions de leur comportement sur la consommation d’énergie.

Ces obstacles ont été surmontés par la création de procédures d’exécution standardisées pour toutes les patinoires, d’ateliers de formation personnalisés sur la gestion de l’énergie à l’intention de tout le personnel des opérations et d’une « tournée de présentations » pour promouvoir le programme et ses avantages à d’autres employés municipaux.

Cumulativement, les huit patinoires ont réduit leur utilisation énergétique de 9 %, alors que deux patinoires sont parvenues à réaliser des économies d’énergie de plus de 15 %. Non seulement ils ont pu améliorer le niveau de confort des usagers, mais l’équipement est mieux entretenu, ce qui augmente sa durée utile et minimise les coûts de remplacement d’équipement.

Bref : les gens sont importants. Leurs attitudes et leurs comportements peuvent déterminer si un projet énergétique sera une réussite ou un échec. Mais comment convaincre les gens de changer leurs habitudes?

Le marketing social communautaire (MSC) (en anglais seulement) est un processus simple en cinq étapes pour encourager des changements dans les comportements des gens qui a été développé dans les années 1990 par le Dr Doug McKenzie-Mohr, un psychologue environnemental. Le MSC vise à changer les comportements des gens en comprenant leurs motivations, en mettant l’accent sur le contact direct et en éliminant les obstacles. Il fournit aussi des « outils » qui ont été testés et se sont avérés efficaces lorsqu’il s’agit de changer des comportements. Certains des outils incluent des invites (des messages rappelant aux gens de prendre des mesures), obtenir un engagement (demander une entente d’adopter un comportement donné) et des incitatifs (de nature financière ou autre pour avoir pris des mesures).

Jay Kassirer, un directeur fondateur de l’International Social Marketing Association et de la Social Marketing Association of North America (tous deux en anglais seulement) compte plus de 23 ans d’expérience avec les programmes et les pratiques liés au MSC. Il a par ailleurs contribué à plusieurs programmes de sensibilisation en matière de santé et d’énergie, comme ceux fournis par Green Communities, BC Hydro et la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Il est aussi le fondateur des Outils de changement, l’une des plus grandes collections accessibles au public d’études de cas détaillées de comportements sur l’efficacité énergétique à travers le monde. Les études de cas modèles de la collection sont examinées par des pairs d’un groupe d’experts en énergie.

« L’une des plus grandes contributions du MSC est l’accent qui est mis sur la communauté et le soutien par les pairs », a déclaré M. Kassirer. « Les rapports n’ont pas nécessairement besoin d’être en face à face, qui demeure une excellente approche, quoique parfois coûteuse, vous pouvez aussi communiquer par téléphone, envoyer des courriels personnalisés ou utiliser les médias sociaux. Les membres des communautés peuvent utiliser plusieurs moyens différents de communiquer. »

M. Kassirer a partagé ses trucs sur la façon d’utiliser efficacement le MSC.

« Le point le plus important est de sélectionner le ou les comportements que vous voulez changer », a-t-il dit. Bien qu’il s’agisse d’une première étape évidente, M. Kassirer a expliqué qu’elle n’est souvent pas suivie de manière systématique, malgré le fait que ce choix peut avoir une grande incidence sur les résultats du programme. Certains organisateurs de programmes peuvent aussi promouvoir trop de changements de comportements, ce qui peut accabler les gens.

« Une fois que vous avez décidé le ou les comportements que vous voulez changer, vous devez déterminer les obstacles et les avantages qui y sont liés ainsi que comprendre et aborder les motivations du public visé », a-t-il dit. Si vous voulez que les gens éteignent les lumières et les appareils au bureau, vous devrez savoir pourquoi ils ne le font pas déjà. Il est possible qu’ils pensent que l’équipe d’entretien ménager du bureau le fera, qu’ils n’y ont jamais songé ou qu’ils pensent qu’un si petit geste n’en vaut pas l’effort.

Le MSC fournit un ensemble d’outils qui peuvent vous aider à développer la stratégie, mais M. Kassirer précise qu’il vaut la peine de porter attention à quelques embûches qui y sont liées.

« Les organisateurs de programmes peuvent avoir noté que les invites ou de demander l’engagement de leur public visé constituent de bons outils à utiliser, mais ont-ils vérifié que les gens veulent réellement adopter le comportement en question? », a souligné M. Kassirer. « Vous devez garder en tête la motivation de votre public cible. S’ils n’ont pas encore décidé d’adopter le comportement lorsque vous mettrez en œuvre le programme, ces outils ne fonctionneront pas. »

De même, les incitatifs financiers peuvent parfois entraver les efforts. Bien qu’ils puissent être efficaces dans le cas de programmes ponctuels, comme des remises pour des véhicules électriques, ils ne conviennent pas autant aux actions qui sont continuelles, comme l’efficacité énergétique. « Vous devez faire attention que les incitatifs ne constituent pas un obstacle à la motivation intrinsèque », a déclaré M. Kassirer. « Les incitatifs les plus efficaces sont ceux liés à des objectifs précis. »

Les dernières étapes servent à piloter, mettre en œuvre et évaluer le programme, et tout comme bon nombre de projets d’efficacité énergétique, le MSC est un processus continu, et non un exercice qui est effectué qu’une seule fois. Les stratégies ayant le plus de succès commencent par un programme pilote pour tester les concepts et les méthodes. Les leçons apprises durant la phase pilote sont ensuite prises en compte dans la mise en œuvre du programme complet.

« Les meilleurs programmes de MSC sont ceux qui apportent des améliorations de manière continue et qui les valident », a ajouté M. Kassirer. « Ils essaient toujours différentes méthodes pour mieux atteindre différents publics cibles et favoriser un meilleur échange avec ceux-ci, et mettent à l’essai de nouvelles tactiques, même lorsque le programme est déjà en cours. »

Le marketing social communautaire s’avère un moyen simple, mais efficace d’augmenter le rendement sur le plan de l’efficacité énergétique. En se concentrant sur le personnel et sur ce qui les motive, en identifiant les obstacles au comportement désiré et en créant des programmes pour surmonter ces obstacles, une organisation peut encourager plus de comportements favorables à l’efficacité énergétique à long terme.

Qu’en dites-vous?

L’Enjeu : Bâtir l’efficacité énergétique est publié par l’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada et distribué mensuellement à 16 000 abonnés. Notre objectif est de communiquer des nouvelles et de l’information pertinentes à propos des programmes, des services et des événements touchant à l’efficacité énergétique dans les bâtiments commerciaux et institutionnels ainsi qu’à faire part des exemples de réussite concernant des organisations qui ont su bénéficier de changements positifs. Vous pouvez contribuer à diffuser l’information en acheminant ce lien à vos collègues. Nous vous encourageons à vous abonner à notre publication connexe axée sur l’efficacité énergétique dans les installations industrielles, Enjeu PEEIC.

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